Le terme Mamamouchi — ce titre pompeux inventé par Molière — désigne quelqu’un ou quelque chose qui se pare d’apparences honorables sans en avoir la substance. Un ornement creux, un prestige de pacotille.
Et c’est précisément cette image qui s’impose lorsqu’on observe l’agitation récente autour des vernis à ongles.
Depuis plusieurs mois, on lit partout que les vernis auraient subi une métamorphose grandiose : ils seraient devenus verts, propres, vertueux, presque moralement irréprochables. Une révolution cosmétique, nous dit-on, portée par des formules « naturelles » qui feraient oublier des décennies de chimie classique.
Mais cette transformation annoncée n’est-elle pas, justement, un peu… Mamamouchi ? Belle en façade, mais bien plus décorative que réelle ?
Pour y voir clair, autant interroger les spécialistes: https://cosmeticobs.com/fr/articles/billets-dhumeur-30/le-vernis-mamamouchi-4251/
Merci à Eric Wimmer, qui nous raconte cette histoire sous forme d’une fable aussi drôle qu’éclairante, où l’on découvre que, derrière le discours flamboyant, la réalité aurait très bien pu être… beaucoup moins spectaculaire. Une fable où l’on comprend que le vernis « vert » risque fort de n’être qu’un vernis Mamamouchi : séduisant en surface, mais loin d’être la grande révolution annoncée.
Vous aurez compris que de vert s’il y a, il y en a peu et que ce n’est pas très nouveau!
Jean Claude LE JOLIFF





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