Dans un article publié récemment dans une revue professionnelle, la notion d’hydratation est de nouveau discutée. Cette notion est très difficile à décrire, et dans cette publication, l’auteur fait référence à une approche dynamique faisant intervenir plusieurs types d’ingrédients. Cette approche est intéressante. Nous la reprenons.
Nous avons déjà traité de ce sujet a plusieurs reprises :
- l’hydratation vu par le formulateur
- le PCA partie 1 ou encore partie 2
- L’Urée
- Les Osmolytes
Cet article explore une nouvelle théorie. Pour ce faire il examine les éléments constitutifs de la peau et les aspects qui peuvent être ciblés pour améliorer sa santé temporairement ou durablement. Il explique également comment atteindre ces objectifs avec des ingrédients clés, servant de base aux bases d’une bonne formule hydratante.
Divers termes, tels que : hydratant , humectant , agent occlusif et exfoliant , ont été utilisés pour définir la notion d’hydratation. Il est important de comprendre les différences scientifiques derrière chacun et en plus de l’équilibre synergique des ingrédients clés. Cela permet d’affiner nos compétences en formulation pour créer des produits capables de renforcer la barrière cutanée, permettant à l’épiderme/derme de fonctionner plus efficacement et aboutissant à une peau naturellement saine. Cela, à son tour, donnera à l’utilisateur final une « raison de croire » grâce à des résultats observables et axés sur les résultats.
La notion de la barrière saine de la peau (stratum corneum) a été proposée par Jacobi et al. en 1958 avec la mise en place du concept de facteur d’hydratation naturel (NMF). Il reprenait l’idée très en vogue à l’époque selon laquelle en éliminant les principaux composés de la couche cornée, on diminuait la capacité de rétention d’eau de la peau.
Dans l’ensemble, une peau saine et hydratée est fonction de la barrière de la couche cornée. L’objectif est de rendre cette barrière plus forte et plus épaisse (dans des limites raisonnables) et de soutenir le système naturel d’équilibrage/modulation de l’humidité de la peau afin de rajeunir le processus de guérison inné.
Selon l’auteur, les formules qui y parviennent sont basées sur des combinaisons d’ingrédients ayant différentes fonctions qui suivent le concept 4+2+1, à savoir :
- 4 pour : des humectants, des agents occlusifs, des émollients, des agents kératolytiques,
- 2 pour : des activateurs d’aquaporine et des promoteurs du microbiote.
- 1 pour : des ingrédients anti-inflammatoires.
Ensemble, ces acteurs définiraient le terme générique d’hydratation. Cette théorie est intéressante a considérer. Ce n’est pas le résultat de ce jeu de dé très connu. Est-elle plus performante que d’autres ? L’auteur ne le dit pas. Dommage.





Bonjour. On parle beaucoup de soin hydratant externe, c’est-à-dire, en application cutanée. La perte d’hydratation des cellules de la peau survient très tôt, dès l’âge de 25 – 30 ans. Il est donc important de ne pas oublier que l’hydratation se fait aussi par voie interne, comme c’est le cas avec l’acide hyaluronique et le collagène…
Merci pour ce commentaire. On ne parle ainsi que de hydratation cutanée, et permettez-moi de vous signaler que l’hydratation de la peau n’est absolument pas en relation avec la prise de quelques substances que ce soit.